Twitter ; un truc de teen?

J’entendais ce cri d’oiseau depuis quelques mois maintenant, et j’ai bien évidemment sans vraiment comprendre à quoi cela sert, ouvert un compte chez Twitter. A quoi ça sert? A rien. Enfin sûrement à quelque chose mais je n’en vois pas l’utilité. Twitter est pour moi une petite plateforme à blog, qui permet d’envoyer des messages courts (presque des SMS) couplé à un téléphone portable, j’imagine que c’est une sorte de chat mobile. Je pense que cela va plaire aux opérateurs qui font beaucoup d’argent avec les SMS et qui vont voir disparaitre leur mine d’or vers un widget gratuit.

J’imagine que quand on a rien à faire à l’aéroport en train de faire la queue au check in (pardon à l’enregistrement) on peut passer son temps à inscrire des trucs sur twitter. D’après ce que je vois, cela fait fureur, le truc a un succès fou! La personne derrière tout cela doit se frotter les mains, et doit se dire que d’ici peu Google va acheter sa plate-forme pour 100 millions de dol , comme ils ont fait avec feedburner! Si il y a des gens qui peuvent m’expliquer à quoi sert twitter, ils peuvent m’écrire, car avec mon grand age, (je vais atteindre les 50 dans deux ans et quelques mois) je n’ai pas tout saisi.

Le Brésil et les telecoms

En décembre 2007, le Brésil possédait 121 millions d’abonnés au téléphone mobile, pour une population de presque 190 millions ce qui donne un taux de pénétration de 63%. Ici 80% des mobiles sont en prépayés. La progression a été de 21% cette année, et le GSM est devenu un standard avec une progression de presque 50%, contre l’ AMPS, le CDMA et le TDMA qui sont en chute libre et la 3G en est à ses balbutiements, et on a encore très peu de statistiques. En terme de stations de base, il y a 36 000 stations des bases installées au Brésil. On peut deviner en faisant un rapide calcul et vue la taille du pays (16 fois la France), que la couverture ne vise qu’à couvrir la population qui est couverte à 90%. Il y a donc encore du chemin à faire en terme de déploiement au Brésil.

En ce qui concerne la téléphonie fixe, fin 2006 il y avait près de 39 millions de lignes téléphoniques et ce chiffre est à peu près stable, et concernant l’accès internet on comptait fin d’année 2007 près de 7 millions d’abonnés à l’internet haut débit partagé entre le câble et l’ADSL. Ici la population se connecte à internet via les webcafé ou Lanhouse, pour la somme d’un euro de l’heure environ. Les abonnements sont encore chers, mais la tendance est baissière et les débit montent. On paye pour un 2 Mbit/s pas moins que 40 Euros pas mois et pour un 8 Mbit/s le double.

Bref on ne se sent pas complètement en retard en matière de télécommunications au Brésil, les tarifs sont à peu près le double qu’en France, du fait d’une politique de taxation des services à élevée, des taux d’importation des systèmes de télécommunications de 70% et d’autres facteurs. Quand je suis arrivé au Brésil, j’ai eu ma connexion internet en trois jours ce qui est raisonnable. Le service fonctionne sans panne depuis, le débit qu’on m’a vendu toutefois n’est jamais au rendez-vous.

Pour résumer ici au Brésil on peut faire du télétravail sans trop se soucier des problèmes technologiques, et si on est un peu futé, on prend un numéro de téléphone skype entrant avec un préfixe parisien et personne ne pense que vous êtes au bord de la plage en train de faire de la traduction, de donner des cours d’anglais à distance ou faire du consulting ou du développement web.

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