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Un peu d’histoire technologique : les calculatrices

13/01/2012 ( outils ) 6 avis


Te souviens-tu de ta première calculatrice programmable? Pour moi c’était la Texas Instrument TI57.Elle avait 49 pas de programme et tous les programmes s’effaçaient quand on éteignait la bête. Elle faisait les fonctions basiques pour un étudiant moyen et elle est apparue en 1977. J’ai passé des heures sur cette machine et j’en suis devenu un expert. Comme tout geek de l’époque où on n’avait pas grand chose à se mettre sous la main, si ce n’est cette calculatrice et quand même l’unique ordinateur du lycée qui n’intéressait personne, sinon deux potes et moi-même.

Histoire des calculatrices



Évidemment, est arrivée la petite soeur de la TI57, la TI58 avec 240 pas de programme et une option à 480 pas de programme! Les plus fortunés ont vendu leur 57 pour la 58. Puis la TI58C est arrivée dans la foulée. « C » qui voulait dire « Constant Memory » qui permettait de garder en mémoire les programmes, une fois la calculatrice éteinte. Un must à l’époque. Mais voilà un bonheur n’arrive pas seul, et la TI59 est venue nous perturber l’existence de lycéens peu fortunés, car la TI59 était pourvue d’un lecteur de cartes magnétiques qui nous donnait toutes les options pour notre imagination et également l’avantage de pouvoir s’échanger nos découvertes entre geeks.(le mot geek est apparu bien après cette époque, on se disait fou de l’informatique).
Mais en parallèle, il y avait les pro HP et les calculatrices à notation polonaise inverse. Et les classes se sont formées en deux clans, les pro TI et les pro HP. Je faisais partie des pro TI!

Histoire des calculatrices

Mais piqué par la curiosité, j’achetais en 1979 la nouvelle HP 41 programmable et je suis devenu un fan HP laissant TI de coté, j’étais passé dans l’autre clan. Malheureusement j’ai oublié ma calculatrice dans un train couchette, mais comme un malheur n’arrive pas sans une opportunité, je faisais l’acquisition de l’HP41 CX. J’avais la chance d’être devenu un étudiant fortuné, car je donnais des cours de maths, et j’achetais 2 cartes RAM (32 k?) qui se glissaient en haut du module et un lecteur de cartes magnétiques. Je n’ai pas poussé la machine jusqu’à ses limites, car déjà la machine dépassait le maître, trop de fonctionnalités et également plus assez de temps pour exploiter l’engin. En 1986 j’ai fait l’aquistion d’une autre calculatrice une PSION Organiser II XP avec des packs mémoire de 128K et une imprimante. Dans mes voyages j’avais pas mal de temps mort, en Haiti en 1987 je suis resté cloîtré chez moi pendant une tentative de coup d’état sanglant. Je passais donc mes journées à tripoter cette calculatrice et à faire des calculs, j’ai même inventé mon premier virus sans le savoir.
C’est la dernière calculette que j’ai achetée et elle a fini par rendre l’âme en 1990 au Koweit, où j’avais voulu importer ce modèle, mais les Irakiens ont envahi cette patrie et mes contacts ont disparus, peut être pas corps et âmes. Par la suite j’ai eu un ordinateur portable qui m’a fait oublier l’ère des calculatrices. Lotus 1-2-3 avait été surpassé par les feuilles de calcul Excel et windows avait remplacé Dos. J’ai réécrit tous mes programmes de calcul sur excel et j’ai tout oublié!

Histoire des calculatrices

C’était le quart d’heure nostalgique d’un vieux geek!

 Première publication : Apr 20, 2008 @ 13:05

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Ecrit par Thierry Roget

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Commentaires

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Commentaire de nardo |

J’ai beaucoup aimé cette histoire de calculette!
Excellente chute. Continuez…

Commentaire de Thierry Roget |

@nardo, merci d’être passé par là

Commentaire de Christophe |

itou : TI57 > HP41C avant l’incontournable Apple II , IIc, IIe…
(tiens, j’étais même passé au Brésil entre les deux :O)
J’avais poussé la TI57 dans ces derniers retranchements avec un programme d’alunissage ( si, si ) et j’ai véritablement découvert ma passion avec la 41C avant de plonger dans la mini en entreprise. Las, mes 2 muses sont mortes de leur belle mort, oxydée au fond de leurs boites. Put’1 30 ans et j’ai l’impression que c’était hier !
…mais j’ai toujours les yeux qui pétillent à chaque nouveau bout de code qui sort de l’ordinaire
Merci Thierry pour cette belle carte de voeux.
Signé : un autre vieux geek
[nostalgie-OFF]

Commentaire de Thierry Roget |

@Christophe il semble que les geeks de cette époque sont tous passés par cette phase. Du bon vieux souvenirs. Mais ce n’est pas que des souvenirs, j’ai tout de même l’impression que ça nous a bien forgé pour le boulot!

Commentaire de Benoît |

ça c’est un sujet nostalgique !
j’ai ressorti ma TI57 au début de l’année (avec son chargeur) pour faire quelques démonstration de programmation à mes enfants. Ils n’ont pas été très impressionnés.

Pour la TI58, je n’en ai jamais vu. Mais je ne suis pas d’accord avec ta remarque « Un must à l’époque. » Selon plusieurs revues de l’époque, c’était tout à fait inutile pour les rédacteurs.

et maintenant, le peu que je code est du php et je n’ai plus besoin de compter les instructions pour savoir si ça tiendra.
Benoît

Commentaire de Thierry Roget |

Helle Benoit, héhé l’avantage de l’époque des vieux geek c’est qu’il n y’ avait que quelques produits donc, on était tous sur les mêmes machines, Aujourd’hui il y a une trop grande variété d’outils alors ça forme des clans !